Les ateliers de pratique à distance

Confinement et couvre-feu m’ont empêché de pratiquer la CNV avec mes amis Alumni du collectif Intériorité & Changements. Alors quand l’occasion se montre, ou plutôt quand elle s’est offerte à moi en 2021 de participer à des ateliers à distance, j’ai été partagé entre deux émotions contradictoires : une première part qui avait vraiment très envie de renouer avec l’ambiance du château, la bienveillance de ce groupe, la joie et la connexion authentique ; et une deuxième part, rebelle, qui aurait aimé un peu plus de courage des organisateurs à braver ces règles liberticides, afin de proposer sans masque ni gestes barrière des rencontres « en vrai ». Et puis finalement, le fond l’important sur la forme, et moi-même étant provincial et ne pouvant me rendre à Paris pour ces ateliers en présentiels  qui de toute façon n’était pas proposés je me suis dit « OK, Let’s go, allons-y pour du digital. »

Mes premiers ateliers à distance m’ont surpris . La même ambiance, la même bienveillance et la même connexion dès les premières minutes.Pose du cadre -ou bulle de confort comme je préfère l’appeler- Météo  intérieure, et hop ! je me sens tout de suite en sécurité :  je vois aussi que chacun se regarde un peu en se demandant ce qu’il va bien pouvoir dire, ce qu’il va pouvoir apporter, et moi je cogite :  est-ce que je vais savoir écouter ? est-ce que la relation de cœur à cœur va s’établir ?. Et puis je me lance  : tour à tour orateur, à l’écoute en reflet empathique -où pathétique ça dépend des fois hein !- puis observateur … et je vois que le lien se crée, la connexion fonctionne, aussi rapidement et aussi naturellement que si j’étais assis sur le tapis de la grande salle à manger du château, à côté de la cheminée. Je me sens rassuré, pas de jugement, pas de pression, juste être là pour moi, pour l’autre, pour toutes, tous et le Tout. 

Je me découvre au travers de ces ateliers, je me découvre une capacité d’accueillir de plus en plus neutre, une faculté à observer de moins en moins subjective, un plaisir gourmand à voir mes jugements et pouvoir sortir les chacals (ça fait du bien  !) et à chaque fois ensuite il y a ce retour dans la salle plénière. Tous les visages un peu figés crispés du début sont transformés en regards radieux, en bouches souriantes et en joues roses, luisantes parfois de quelques larmes, et moi j’ai l’impression d’avoir chaud -tout le temps- je suis bien ici, je suis à ma place. L’écran d’ordinateur ou du smartphone  n’a pas terni  ma relation à l’autre, la connexion de Coeur à Coeur a bien été là, c’est tout ce qui m’importe.

Je suis toujours surpris, et en même temps en gratitude de la magie de ce processus CNV ! Il me révèle à chaque fois un peu plus de moi-même, un petit côté part sombre, un autre plus fragile, il m’apporte un peu plus de discernement, de responsabilité et de liberté. Et cette petite voix qui me dit « non pas ce soir t’es fatigué », ressort de là finalement à chaque fois énergisée, joyeuses. Du coup je me dis « bon OK pour revenir la prochaine fois ».. ce sera plus facile. 

Tous les 15 jours c’est un peu une surprise, surprise de découvrir de nouveaux visages, joie de retrouver les habitués qui sont souvent au rendez-vous, et que je redécouvre pourtant à chaque atelier sous une nouvelle facette.

Maintenant que je vous ai livré ça, j’ai envie de vous dire …. J’ai envie de te dire à Toi  l’être profond, Toi l’être magique divin et précieux que Tu es, Toi qui est venu en stage au château d’Assenois : écoute cette voix intérieure qui te susurre son besoin de renouer avec cet espace hors du temps : Viens, viens, nous t’accueillons ! Il y a un petit peu de cette expérience en chacun de nous; nous la faisons vivre à chaque instant, nous la célébrons à chaque atelier !

Gilles Boudier, promo mars 2019 

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